De l’optimisme, des solutions, mais un peu d’adversité quand même, le tout dans une seule infolettre

La revue de presse et l’édito publiés ici sont diffusés dans l’infolettre Déplacement instantané de la Fresque de la Mobilité. Il est possible de s’abonner gratuitement : https://fresquedelamobilite.substack.com/
Le lien vers l’édition correspondant à cet article : https://fresquedelamobilite.substack.com/p/2025-demarre-sur-les-chapeaux-de-roues
Édito
Commençons l’année par du positif ! Déjà, un peu d’autocongratulation (charité bien ordonnée, etc.). Je me félicite d’avoir évité le sujet, dans le dernier éditorial, sur les potentiels changements dans la mobilité que prévoyait le gouvernement Barnier. J’aurais eu l’air bien finaud si je n’avais parlé que de ça… Hem, bon. Du coup, je réitère sur cette version, vous n’aurez pas un mot sur le gouvernement Bayrou et son ministre des Transports qui a appris sa nomination en même temps que nous.
Et pour conserver cet optimisme et cette énergie pleine d’allant, je vais vous causer d’un très chouette reportage de France Télévisions, tiré de la série Le monde de Jamy, et qui s’intitule : « Voiture, avion, climat : peut-on encore voyager ? » Si vous venez pour du cynisme et votre dose de désespoir, restez jusqu’à la revue de presse, je m’en voudrais de ne pas contenter tout le monde.
Pourquoi est-ce qu’il est bien ce documentaire ? Pas parce qu’il apprendra quelque chose de nouveau à ceux qui gravitent déjà autour de la thématique de la décarbonation des transports, mais parce qu’il fait un très bon job à synthétiser les problèmes, à évacuer les clichés et à montrer que les solutions sont à portée, sans pour autant verser dans la naïveté. Un reportage à mettre entre les mains (ou plutôt les yeux, en l’occurrence, sinon ça ne va pas être très utile) de ceux qui ne sont pas convaincus qu’on puisse faire grand-chose ou qui n’ont aucune foutue idée qu’il y a gros sujet avec la mobilité.
Il y est, pêle-mêle, question de la voiture électrique (empreinte carbone, autonomie, bornes de recharge, métaux nécessaires, recyclage), de l’avion (impact global, augmentation du trafic, carburants alternatifs et limites, tarification), du train (et plus particulièrement des lignes de nuit), du covoiturage (avec des alternatives aux grandes plates-formes), du vélo (et de son aménagement, autant en ville qu’à la campagne) et des véhicules intermédiaires (tous les trucs bizarres entre le vélo et la voiture).
Un reportage, qui balaye large sur la mobilité utile aux non experts pour faire le tour du problème. Et à voir aussi chez les plus familiers du sujet pour retrouver un peu de foi dans l’avenir. De quoi entamer 2025 avec l’envie de changements qui profiteraient à tous. Un message qui, on l’espère, infusera auprès de nos politiques. Oui, j’ai décidé de commencer 2025 avec une pointe de naïveté.
La revue de presse
Pourquoi les villes sont impuissantes face au bruit — Les Échos
On avait déjà parlé de ce fléau méconnu qu’est l’impact du bruit dans une précédente édition. Un petit rappel des désagréments que cela peut entraîner : stress, dégâts cardiovasculaires, risque d’hypertension artérielle et autres effets psychologiques qui peuvent créer anxiété et dépression. Un joyeux programme donc, malgré des plans de prévention obligatoires dans les grandes villes, mais qui ne sont associés à aucune contrainte juridique. En contrepoint, et pour garder un peu d’espoir en ce début d’année, des capteurs commencent à être déployés pour identifier à la volée les véhicules bruyants. Bon, si l’espoir réside dans des micros installés partout, on est mal barrés.
Stellantis révise sa stratégie sur les normes CO2 de l’UE — La Tribune
Le départ précipité du patron de Stellantis, Carlos Tavarez, a fait beaucoup de bruit (petit lien avec l’article précédent, wink wink). En cause, sa manière de gérer les coûts, ou plutôt de viser à les compresser jusqu’à l’extrême, qui aurait cessé de faire florès. On pourrait se dire que ce changement de stratégie est une bonne chose pour les employés de la marque, mais ce serait bien vite oublier qu’il intervient uniquement parce que la méthode ne marchait plus vraiment. Voyez la moitié du verre qui vous arrange.
Pour la planète, Shaka Ponk dit « adieu » à ses fans avec d’ultimes concerts — BFMTV
Comme quoi, on peut faire des tournées avec un impact carbone réduit sans pour autant réussir à se débarrasser de la partie la plus importante, à savoir le déplacement de ces gros émetteurs de spectateurs qui se sentent obligés de venir en voiture à une date unique dans des salles isolées du reste du monde. En conséquence de quoi, et afin de s’aligner avec son message écologique, le groupe Shaka Ponk a choisi d’arrêter les concerts. On attend avec impatience que l’idée arrive chez d’autres chanteurs.
Malgré le manque d’avions, le transport aérien bat tous les records — Les Échos
Encore une excellente nouvelle (décidément) si vous êtes actionnaire d’un quelconque groupe aéronautique (vous y aviez cru, non ?) puisque, ça y est, la crise du Covid-19 est bien derrière pour le transport aérien avec le dépassement autant en nombre de passagers qu’en chiffre d’affaires des niveaux de 2019. Petite ombre à ce tableau idyllique : le manque d’avions et de pièces détachées risque de limiter la croissance du secteur à un pourcentage à un seul triste chiffre. Ça et aussi la production de carburant durable qui est à la peine, mais pas de quoi à entamer le moral non plus.
Mobilité, il n’y a pas que le travail ! — Forum Vies Mobiles
Et en bonus, bonne humeur oblige, une courte vidéo (et la conférence associée) qui parle du lien entre mobilité et temps libre (tout ce qui est hors obligations, peu importe la nature de celles-ci). Une synthèse tirée d’une étude qui montre que, dès lors que l’on a le temps, on tend à favoriser davantage des modes de déplacement moins carbonés, comme la marche par exemple. Finalement, plus de temps pour soi est peut-être la solution novatrice de 2025 qu’il nous manquait pour enrayer la crise climatique.









